L'autoroute néon, l'histoire derrière 67 Rush
Une courte histoire sur la mascotte, l'interminable autoroute à trois voies, et pourquoi seul 67 a le droit de rentrer chez lui par la voie verte citron.
· 3 min de lecture · par l'équipe du 67
Six seven! Ne fais pas que lire : Jouer au 67 Rejoindre le chat
Personne ne se souvient qui a construit l'autoroute. Elle était déjà là, large de trois voies, filant tout droit hors d'une ville qui ne termine jamais vraiment son coucher de soleil, quand la mascotte a lacé ses chaussures pour la première fois et y a posé le pied. Casque sur les oreilles. Gants blancs bien serrés. Couronne posée exactement là où une couronne doit se poser sur une tête ronde et noire, avec un chiffre vert citron lumineux sur le devant. Puis la route s'est mise à bouger, et elle ne s'est vraiment jamais arrêtée.
Une route faite de nombres
L'autoroute ne lance pas d'obstacles à la mascotte, elle lance des nombres, des dizaines, qui dégringolent d'un horizon qui a toujours l'air un peu trop loin pour être réel. La plupart sont des imposteurs. 66 et 68 se pointent en jouant les presque-pareils. 76 débarque en portant les chiffres de 67 à l'envers, en espérant que personne ne regarde à deux fois. Des 6 solitaires et des 7 solitaires dérivent séparément, comme si la moitié du vrai nombre pouvait encore compter. Ce n'est jamais le cas.
Un seul nombre a le droit de briller en vert citron sur le fond noir de chaque panneau. Un seul nombre est autorisé dans la voie où se trouve la mascotte. Tout le reste n'est que de la circulation, et la circulation dans cette ville ne s'arrête pour personne, couronne ou pas.
Le son de la chaîne
Les habitants disent qu'on peut entendre un bon run avant de le voir. Chaque capture propre fait résonner une note, et une vraie chaîne monte en hauteur, capture après capture, comme si la route elle-même applaudissait dans une langue faite entièrement d'un seul nombre répété. Casse la chaîne et la note retombe à plat, un petit son qui se dégonfle, que chaque joueur sur cette autoroute a appris à redouter plus que le son d'un crash.
Dix d'affilée et la route répond avec quelque chose de plus grand, un appel qui résonne dans toutes les voies en même temps, comme si la ville entière venait de redécouvrir ce que veut dire six sept.
Trois vies, une couronne
La couronne ne protège de rien. Elle ne l'a jamais fait. Trois vies restent trois vies, couronne ou pas, et l'autoroute se moque de l'allure que ça a quand tu tombes. Ce que signifie la couronne, si elle signifie quoi que ce soit dans une ville bâtie sur un coucher de soleil permanent et une route sans fin, c'est que la mascotte choisit de courir sur ce tronçon de bitume encore et encore, casque sur les oreilles, gants serrés, sachant très bien que la route ne fait qu'accélérer plus on tient longtemps.
Pourquoi l'autoroute ne se termine jamais
Demande à quiconque a joué assez longtemps et on te dira tous la même chose : la route accélère pendant environ une minute, puis elle reste là, rapide, patiente, comme seule une ligne droite infinie peut l'être. Il n'y a de ligne d'arrivée peinte nulle part dessus. Il n'y en a jamais eu. Tout l'intérêt de l'autoroute n'a jamais été d'être terminée, c'était de voir combien de temps tu peux continuer à choisir la bonne voie avant que le mauvais nombre ne finisse par te surprendre en train de regarder ailleurs.
Ajoute ton propre run à l'histoire
Chaque joueur qui pose le pied sur cette autoroute ajoute sa propre version de la même courte histoire, casque sur les oreilles, un nombre à poursuivre, une couronne qui ne sert à rien à part avoir de la classe en le faisant. La ville ne se souvient pas de la plupart des runs. Elle se souvient des chaînes.
Pose le pied sur l'autoroute toi-même. Joue à 67 Rush et vois jusqu'où va ta propre chaîne, puis ramène l'histoire sur le chat.

